Elizabeth se retourna avec un sourire contraint vers l'inévitable Percival Coddington. Il se courba maladroitement, plongeant son regard dans le décolleté carré du corselet de la jeune fille. Elle fut catastrophé à la vue de son déguisement de berger, de ses jodhpurs d'un vert criard assorti à ses bretelles, de ses bottes rustiques et de ses cheveux lissés en arrière, longs sur la nuque. Il respirait bruyamment, pendant qu'elle attendait qu'il lui fasse son invitation. Au bout d'un moment, sa mère déclara d'une voix chantante :
- Eh bien, la voici comme promis, Mr Coddington !
- Merci fit-il en toussotant. (Elizabeth sentit son regard gêné s'attarder sur elle, mais elle continua à sourire sans bouger. Elle s'était entrainer à se comporter comme une lady.) Miss Holland, voulez-vous danser avec moi ?
- Bien sûr, Mr Coddington.
Elle lui tendit la main. Tandis que celle de Mr Coddington, toute moite, l'entrainait parmi la foule des danseurs costumés, Elizabeth se retourna pour adresser un sourire rassurant à sa mère : elle avait au moins la satisfaction de la voir contente.
Mais Mrs Holland était maintenant occupée à présenter ses civilités à deux hommes. Elizabeth reconnut tout d'abord la silhouette élancée de Stanley Brennan, qui avait été le comptable de son père, puis celle, imposante, de William Sackhouse Schoonmaker, patriarche de la grande famille Schoonmaker, qui s'était bâti sur une seconde fortune dans les chemins de fer. Son fils unique, Henry, s'était sauvé de Harvard au printemps dernier, et depuis lors les filles des meilleurs familles de New York ne parlaient plus que de cela. En tout cas, le nom d'Henry ponctuait les lettres qu'Elizabeth recevait à Paris de la part de son amie Agnes, qui racontait que toutes les filles se mourraient d'amour pour lui. Son impression sur le fils de William Schoon-
- Eh bien, la voici comme promis, Mr Coddington !
- Merci fit-il en toussotant. (Elizabeth sentit son regard gêné s'attarder sur elle, mais elle continua à sourire sans bouger. Elle s'était entrainer à se comporter comme une lady.) Miss Holland, voulez-vous danser avec moi ?
- Bien sûr, Mr Coddington.
Elle lui tendit la main. Tandis que celle de Mr Coddington, toute moite, l'entrainait parmi la foule des danseurs costumés, Elizabeth se retourna pour adresser un sourire rassurant à sa mère : elle avait au moins la satisfaction de la voir contente.
Mais Mrs Holland était maintenant occupée à présenter ses civilités à deux hommes. Elizabeth reconnut tout d'abord la silhouette élancée de Stanley Brennan, qui avait été le comptable de son père, puis celle, imposante, de William Sackhouse Schoonmaker, patriarche de la grande famille Schoonmaker, qui s'était bâti sur une seconde fortune dans les chemins de fer. Son fils unique, Henry, s'était sauvé de Harvard au printemps dernier, et depuis lors les filles des meilleurs familles de New York ne parlaient plus que de cela. En tout cas, le nom d'Henry ponctuait les lettres qu'Elizabeth recevait à Paris de la part de son amie Agnes, qui racontait que toutes les filles se mourraient d'amour pour lui. Son impression sur le fils de William Schoon-
Manhattan, 1899, Elizabeth, héritière d'une riche famille newyorkaise au bord de la ruine, doit épouser William, riche héritier à la réputation de coureur de jupons, dont est amoureux sa meilleure amie et qui s'éprend de sa s½ur cadette. Elle, aime Will, le cocher de la famille. Voilà pour situer plus ou moins l'histoire.
Le roman s'ouvre sur les obsèques d'Elizabeth, cela peut dérouter... Le livre n'est qu'un long flash back pour expliquer comment en est-on arriver là.
On se plonge très rapidement dans l'histoire, les personnages sont attachants tous autant qu'ils sont.
J'ai bien aimé que chaque chapitre soit précédé d'un extrait de journal ou de manuel de bonnes manières, cela nous met dans l'ambiance.
Ce livre est mon dernier coup de c½ur, c'est sa couverture qui m'a tout d'abord attirée : une jeune femme dans une longue robe rose, le titre écrit avec des belles lettres rondes... Puis en lisant la quatrième de couverture et des résumés j'ai compris que j'allais aimé et que beaucoup de filles que je connais allez elles aussi aimer : belles robes et intrigues amoureuses. ;)
Le roman s'ouvre sur les obsèques d'Elizabeth, cela peut dérouter... Le livre n'est qu'un long flash back pour expliquer comment en est-on arriver là.
On se plonge très rapidement dans l'histoire, les personnages sont attachants tous autant qu'ils sont.
J'ai bien aimé que chaque chapitre soit précédé d'un extrait de journal ou de manuel de bonnes manières, cela nous met dans l'ambiance.
Ce livre est mon dernier coup de c½ur, c'est sa couverture qui m'a tout d'abord attirée : une jeune femme dans une longue robe rose, le titre écrit avec des belles lettres rondes... Puis en lisant la quatrième de couverture et des résumés j'ai compris que j'allais aimé et que beaucoup de filles que je connais allez elles aussi aimer : belles robes et intrigues amoureuses. ;)