à ses avances par une réserve prudente. après quoi elle avait le sentiment d'être impolie et puérile. Elle perdit de nouveau tout appétit.
Shizuka la grondait, quand elle prenait son bain du soir.
-Vous n'avez que la peau sur les os, maîtresse. Il faut que vous mangiez ! Que va penser votre époux ?
-Ne commencez pas à me parler de mon époux ! disait précipitamment Kaede. Peu m'importe ce qu'il pensera. Peut -être sera-t-il suffisamment horrifié par mon apparence pour me laisser tranquille !
Et elle se sentait de nouveau honteuse, ensuite, en pensant à la puérilité de ses propos.
Ils arrivèrent enfin à la ville de Tsuwano, en franchissant à la fin du jour un col étroit au milieu des montagnes dont la silhouette s'assombrissait déjà devant le soleil couchant. La brise effleurait les rizières en terrasses comme une vague en ridant les eaux, des lotus dressaient leurs énormes feuilles d'un vert de jade et des fleurs asuvages s'épanouissaient autour des champs dans une orgie de couleurs. Sous les derniers rayons du soleil, les murs blancs de la ville se teintèrent de rose et d'or.
-Cet endroit donne une impression de bonheur ! ne put s'empêcher de s'exclamer Kaede.
Dame Maruyama, qui chevauchait devant elle, se retourna et lui dit :
-Nous avons quitté le pays Tohan. C'est ici que commence le fief des Otori. Nous attendrons sire Otori dans cette ville.
Le lendemain matin, Shizuka apporta à Kaede une étrange tenue à la place de ses robes habituelles.
-Vous allez prendre votre première leçon d'escrime, maîtresse, annonça-t-elle en montrant à Kaede comment enfiler ses nouveaux vêtements.
Elle la regarda d'un air réprobateur.
Dans quelque minutes tout au plus, Kaede la maudite (tous les hommes qui la désirent en meurent) va tomber amoureuse du fils adoptif de son futur époux. Rivalités de clans, combats, calme des monastères au creux de la montagne, surnaturel, amour, haines, beauté incomparable du Japon... Amateurs d'épopées et d'aventures, courez !
Shizuka la grondait, quand elle prenait son bain du soir.
-Vous n'avez que la peau sur les os, maîtresse. Il faut que vous mangiez ! Que va penser votre époux ?
-Ne commencez pas à me parler de mon époux ! disait précipitamment Kaede. Peu m'importe ce qu'il pensera. Peut -être sera-t-il suffisamment horrifié par mon apparence pour me laisser tranquille !
Et elle se sentait de nouveau honteuse, ensuite, en pensant à la puérilité de ses propos.
Ils arrivèrent enfin à la ville de Tsuwano, en franchissant à la fin du jour un col étroit au milieu des montagnes dont la silhouette s'assombrissait déjà devant le soleil couchant. La brise effleurait les rizières en terrasses comme une vague en ridant les eaux, des lotus dressaient leurs énormes feuilles d'un vert de jade et des fleurs asuvages s'épanouissaient autour des champs dans une orgie de couleurs. Sous les derniers rayons du soleil, les murs blancs de la ville se teintèrent de rose et d'or.
-Cet endroit donne une impression de bonheur ! ne put s'empêcher de s'exclamer Kaede.
Dame Maruyama, qui chevauchait devant elle, se retourna et lui dit :
-Nous avons quitté le pays Tohan. C'est ici que commence le fief des Otori. Nous attendrons sire Otori dans cette ville.
Le lendemain matin, Shizuka apporta à Kaede une étrange tenue à la place de ses robes habituelles.
-Vous allez prendre votre première leçon d'escrime, maîtresse, annonça-t-elle en montrant à Kaede comment enfiler ses nouveaux vêtements.
Elle la regarda d'un air réprobateur.
Dans quelque minutes tout au plus, Kaede la maudite (tous les hommes qui la désirent en meurent) va tomber amoureuse du fils adoptif de son futur époux. Rivalités de clans, combats, calme des monastères au creux de la montagne, surnaturel, amour, haines, beauté incomparable du Japon... Amateurs d'épopées et d'aventures, courez !



