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Antigone de Jean Anouilh

Antigone de Jean Anouilh
ANTIGONE, soudain grave.
Non. Pas mauvaise.

LA NOURRICE
Tu avais peut-être un rendez-vous, hein ? Dis non, peut-être.

ANTIGONE, doucement.
Oui, j'avais un rendez-vous.

LA NOURRICE
Tu as un amoureux ?

ANTIGONE, étrangement, après un silence.
Oui, nourrice, oui, le pauvre. J'ai un amoureux.

LA NOURRICE, éclate.
Ah ! c'est du joli ! c'est du propre ! Toi, la fille d'un roi ! Donnez-vous du mal ; donnez-vous du mal pour les élever ! Elles sont toutes les mêmes. Tu n'étais pourtant pas comme les autres, toi, à t'attifer toujours devant la glace, à te mettre du rouge aux lèvres, à chercher à ce qu'on te remarque. Combien de fois je me




Il était impensable que j'oublie celui-ci, tout simplement car c'est grace à lui que cette année je suis à Paris.

# Posté le vendredi 28 décembre 2007 14:58

Modifié le lundi 07 janvier 2008 15:45

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